François Marsat

Kalamna

Poésie et musique à partir de 14 ans - durée 1h15

Un spectacle musical pour (re)découvrir les textes de la poétesse syrienne Maram Al Masri et pour donner une envie intense d’aller sans peur à la rencontre de l’autre.

Les poèmes parlent d’amour, de sensualité, mais aussi de la difficulté de vivre loin de sa patrie en guerre et des drames traversés par les femmes qui abandonnent leurs enfants sur les champs de bataille. Les compositions originales convoquent des climats sans terre fixe et des inspirations vagabondes orientales, des influences d’Europe de l’Est, et même quelques éclats de jazz.

« Nous avions commencé à travailler sur ces textes il y a trois ans. Des difficultés pour nous réunir au milieu de toutes les autres priorités ont repoussé le projet. Les évènements en Syrie n’ont entre-temps fait que s’amplifier. Devions-nous poursuivre ce travail ? Quel sens cela avait au cœur de toutes ces horreurs ? Nous étions plus préoccupés à trouver des logements, à aider concrètement les réfugiés syriens en France. Que pouvait faire la musique, la poésie quand des milliers de gens meurent devant une communauté internationale muette et soi-disant impuissante ? Et nous surtout si impuissants. Puis nous nous retrouvons, en reparlons, pesons de nouveau calmement notre envie et je relis mon histoire. Mon histoire avec le monde arabe débute à vingt ans sur les bancs de l’université Paris 4 Sorbonne et réveillée par Henry Laurens sur l’injustice du conflit palestinien. Depuis ce jour, le monde arabe, c’est à dire la langue, la poésie, les voyages, les séjours, les rencontres n’ont cessé de ponctuer ma vie. La poésie arabe et l’expression de la culture arabe à travers la musique de Hawa et d’autres projets ont contribué à alimenter encore et toujours cette idée banale et pourtant essentielle qui ne quitte jamais aucun de mes projets depuis 30 ans : Il n’y aura pas d’intégration, de relation d’échange, de bien vivre, sans connaissance et acceptation réciproque. Aussi lors de mon arrivée à Angers j’ai proposé des ateliers de sensibilisation à la culture arabe à travers l’art, l’architecture, la langue, l’écriture, la musique, la cuisine… Hélas nous n’avions su toucher qu’une élite intellectuelle qui avait compris le sens profond de ce geste. Et c’est évidemment partout que ces propositions auraient dû se développer, des budgets colossaux auraient dû être investis. Bref laissons là les propos politiques nostalgiques et stériles.

Claire Bossé
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Chant : Claire Bossé

Piano : Gilles Constant

Percussions et chant : Bachir Rouimi

Contrebasse : François Marsat

Saxophone et Clarinette : Dorian Zavatta

Danse : Telma Pereira